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Diaboliques les actionnaires ?

Bonjour à toutes et à tous, je vous signale la publication de mon dernier billet du blogue Contact : « Les actionnaires sont-ils diaboliques ? » (17 février 2017). À propos de ce billet, je jette un regard sur qui sont les actionnaires et la manière dont le droit québécois (mais aussi canadien) reconnaît leur rôle bien particulier.

 

Les actionnaires, diaboliques? Si cette question peut surprendre et heurter, elle n’en demeure pas moins très actuelle. Beaucoup d’experts en gouvernance d’entreprise se déchirent en cherchant à confirmer ou à infirmer la thèse voulant que le court-termisme –que les entreprises sont accusées de propager– trouve sa source dans le comportement des actionnaires et dans le fait que les juristes se concentrent trop sur la situation de ceux-ci.

On fait souvent le raccourci –qu’il soit vrai ou faux– de considérer les actionnaires comme animés par un seul et unique objectif: s’assurer que l’entreprise dans laquelle ils ont investi génère toujours plus de bénéfices! Le professeur de droit américain Stephen M. Bainbridge écrit dans un ouvrage consacré à la gouvernance d’entreprise: «[…] to the extent corporate governance contributed to the financial crisis, it did so because shareholders are already too strong, not because they were too weak».

Alors, les actionnaires sont-ils si diaboliques? Méritent-ils l’opprobre? C’est sur cette question que le présent billet se penche, à partir de 3 constatations:
  1. Les actionnaires sont (en réalité) multiples.
  2. Les actionnaires sont (qu’on le veuille ou non) indispensables.
  3. Les actionnaires sont (parfois) court-termistes.

 

À la prochaine…

Ivan Tchotourian

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Communiquer son impact social sans avoir l’air opportuniste

Merci à Diane Bérard pour cette synthèse qu’elle propose sur son blogue : « Communiquer son impact social sans avoir l’air opportuniste » (Les affaires.com, 10 février 2017). Ce billet est une occasion supplémentaire de réfléchir sur la manière dont les entreprises doivent communiquer sur la RSE.

 

«L’effet boomerang» évoqué par Valérie Sapin c’est la réaction négative qu’une organisation peut rencontrer lorsqu’elle présente son impact social ou environnemental à la population. Le spectre de cette réaction est vaste. Il va du scepticisme au cynisme.

(…) Et si on parlait de «décommunication»? Quelles informations les entreprises devraient-elles communiquer aux citoyens? Je ne parle pas ici de camouflage de faits peu flatteurs pour l’organisation. Les membres du panel évoquaient plutôt la notion de justesse. Dans un monde où la communication sociale est à la mode, la tentation du socioblanchiment et de l’écoblanchiment est grande. Les entreprises pourraient éviter ce piège en communiquant moins et mieux.

Communiquer moins ne signifie pas agir moins. «La communication responsable est une mode. Le citoyen/consommateur est submergé de messages, souvent contradictoires, de la part des entreprises. C’est ce qui le rend cynique vis-à-vis les intentions des organisations et son influence. Puisqu’il doute de la sincérité des entreprises, il ne voit d’impact positif à consommer leurs produits ou leurs services», souligne Stéfany Chevalier de Quintus Marketing. Elle poursuit, «Les organisations doivent migrer de l’effet mode au mode de vie.»

 

À la prochaine…

Ivan Tchotourian

Nouvelles diverses

Colloque de l’AIDE sur les conséquences du Brexit

Avec le CRIDES de l’UCLouvain (Belgique), l’AIDE organise un beau colloque sous le titre : « Economic Law in the EU: How to Ensure Adequate Convergence After the Brexit? ».

Alors que se prépare le 60ème anniversaire du Traité de Rome, il s’agit de se pencher sur l’utilité et les mérites d’une convergence renforcée du droit économique en Europe à la lumière du Brexit.

La conférence aura lieu à Bruxelles le 6 mars de 9h à 18h (au Conseil Central de l’Economie, av. de la Joyeuse Entrée, 17-21).

À la prochaine…

Ivan Tchotourian

Nouvelles diverses

Capsule-vidéo : des investissements éthiques, vraiment?

Dans Les affaires.com du 11 février 2017, vous pourrez regarder cette vidéo « Vidéo: des investissements éthiques, vraiment? » qui met en lumière la difficile promotion de l’ISR. Les intermédiaires ont un rôle à jouer,  encore faut-il bien le comprendre !

 

Il arrive fréquemment que des épargnants rencontre leur planificateur financier avec la volonté d’investir dans des fonds éthiques. Toutefois, en regardant de plus près un indice de référence dans le secteur, on trouve quelques mauvaises surprises, souligne Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille chez Claret.

 

Une capsule-vidéo idéale pour mes étudiants…

 

À la prochaine…

Ivan Tchotourian

Normes d'encadrement Nouvelles diverses

ISR : une question de choix

Dans Le Devoir, un Cahier spécial vient d’être publié qui contient un bel article abordant l’investissement socialement responsable : « Investir dans son avenir et celui de la planète ».

Morceaux choisis :

 

Mais comment commence-t-on à épargner de façon responsable ? « D’abord, comme pour toute planification financière, il faut établir le projet financier de l’épargnant. À quoi servira cette épargne ? Comment l’argent sera-t-il utilisé au fil des ans ? À quelle sorte de retraite s’attend-il ? Quelle est sa tolérance au risque ? Quel est son profil d’investisseur ? Une fois le projet financier établi, le planificateur financier peut alors suggérer les moyens de l’atteindre. »

 

Et l’investissement responsable dans le processus ? « Dès que le client mentionne que l’investissement responsable fait partie de ses préoccupations et de ses valeurs, il faut déterminer quel est son niveau de connaissance de l’investissement responsable. Et selon ce dernier, lui fournir ensuite les informations complémentaires nécessaires pour qu’il puisse faire des choix éclairés. Il faut aussi cerner sa sensibilité. Qu’est-ce qui le préoccupe en particulier ? »

 

Bien que la popularité de l’investissement responsable soit en croissance, autant auprès de nouveaux investisseurs que d’investisseurs plus chevronnés, Marie-Ève Roy aimerait voir davantage de gens faire ce choix. « De nombreuses personnes aujourd’hui on fait le choix de l’alimentation bio et locale. Par contre, quand vient le temps de placer leur argent, elles n’ont pas encore le même réflexe. »

 

À la prochaine…

Ivan Tchotourian

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RSE et recherche du profit

Dans Le Devoir (30 janvier 2017), Germain Belzile partage sur réflexion qui intéresse les lectrices et les lecteurs du blogue : « Devrait-on limiter la recherche du profit des entreprises? ». L’auteur y expose les notions de RSE et de durabilité en mettant en lumières leurs implications sur la poursuite de lucrativité des entreprises.

 

La responsabilité sociale de l’entreprise et la durabilité sont des concepts importants. Interprétés trop largement, ils peuvent causer un tort grave à notre économie. S’ils sont bien compris, ils complètent la recherche du profit et peuvent aider les entreprises et l’ensemble de la société à atteindre un objectif que nous partageons tous : une vie meilleure, aujourd’hui et dans les années à venir.

 

Pour rappel, j’avais exprimé sur le blogue Contact de l’Université Laval, l’idée que la recherche du profit à tout prix pour les entreprises est une conception passéiste des choses que le droit a parfaitement compris : « Haro sur l’irresponsabilité des entreprises » (10 juin 2015).

 

À la prochaine…

Ivan Tchotourian