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engagement et activisme actionnarial Gouvernance normes de droit rémunération

Du mieux pour les actionnaires en matière de vote sur la rémunération en Europe

Les propriétaires d’actifs et les gestionnaires de fondas se réjouissent de la directive européenne sur les droits des actionnaires et la possibilité donnée de voter sur la rémunération : « Asset owners, managers applaud new EU rule clarifying role of shareholders on public company pay disclosures » (Pension&Investments, mars 2019).

Extrait :

A new European Union regulation will make pay disclosure mandatory, allowing European investors to further probe executives on pay at annual general meetings.

Set to even the playing field across the European markets, the new directive goes into effect in June 2019 and will ask companies to supply information about the remuneration of their top executives to asset owners and money managers. Investors will regularly vote on the policies presented at annual general meetings and the implementation of those policies afterward.

À la prochaine…

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Activisme : quel bilan en 2018 ?

Bonjour à toutes et à tous, MM. Lipton et Podolsky publient un bel article sur le blogue Harvard Law School Forum on Corporate Governance and Financial Regulation intitulé : « Activism: The State of Play at Year-End 2018 ».

 

As we noted [in 2018], the threat of activism continues to be high, and has become a global phenomenon. The conclusion of a volatile and dynamic 2018 prompts a brief update of the state of play.

  • Activist assets under management remain at elevated levels, encouraging continued attacks on large successful companies in the U.S. and abroad. In many cases, activists have been taking advantage of recent stock market declines to achieve attractive entry points for new positions. These trends have been highlighted in several recent media reports, including in The Wall Street Journal and Bloomberg.
  • While the robust M&A environment of much of 2018 has recently subsided, deal-related activism remains prevalent, with activists instigating deal activity, challenging announced transactions (e.g., the “bumpitrage” strategy of pressing for a price increase) and/or pressuring the target into a merger or a private equity deal with the activist itself.
  • “Short” activists, who seek to profit from a decline in the target’s market value, remain highly aggressive in both the equity and corporate debt markets. In debt markets, we have also recently seen a rise in “default activism,” where investors purchase debt on the theory that a borrower is already in default and then actively seek to enforce that default in a manner by which they stand to profit.
  • Elliott Management was the most active and in many cases aggressive activist of 2018. The Wall Street Journal noted that Elliott has publicly targeted 24 companies in 2018, with Icahn and Starboard runners-up with nine public targets each. The New Yorker published a lengthy profile of Paul Singer and Elliott in August, “Paul Singer, Doomsday Investor”. “Singer has excelled in this field in part because of a canny ability to discern his opponents’ weaknesses and a seeming imperviousness to public disapproval.”
  • Enhanced ESG disclosure remains a topic of great interest to institutional investors and the corporate governance community. In October, two prominent business law professors, supported by investors and other entities with over $5 trillion in assets under management, filed a petition for rulemaking calling for the SEC to “develop a comprehensive framework requiring issuers to disclose identified environmental, social, and governance (ESG) aspects of each public-reporting company’s operations.” In November, the Embankment Project of the Coalition for Inclusive Capitalism issued its report outlining proposed ways to measure long-term sustainable value creation beyond financial results. And earlier this month, ESG disclosure was the subject of a lively discussion at a meeting of the SEC’s Investor Advisory Committee, with various views expressed regarding the merits of regulatory efforts versus private ordering in this area.

 

Merci à Jacques Grisé de cette information relayée sur son blogue (ici). Je lui ai emprunté le tableau que vous avez ci-dessus !

 

À la prochaine…

Ivan

engagement et activisme actionnarial Gouvernance Nouvelles diverses objectifs de l'entreprise

Attaques spéculatives : un autre exemple

Bonjour à toutes et à tous, les attaques spéculatives reviennent dans la manchette depuis peu. Le groupe français Casino illustre nos propos : « Des « attaques spéculatives » font chuter en Bourse l’action de Casino » (Les Échos.fr, 5 septembre 2018).

 

Extrait :

En matière d’agitation boursière, le groupe Casino a été au cœur de l’actualité ces derniers jours. Vendredi 31 août, son action a chuté de plus de 10 % en Bourse à la suite de la publication sur Twitter d’un message du fonds spéculatif Muddy Waters affirmant que le groupe n’avait pas déposé les comptes 2017 de l’une de ses filiales. Depuis, l’agence S&P a abaissé sa note, et le titre n’a toujours pas retrouvé son niveau initial.

Un porte-parole de Casino avait alors déclaré qu’il s’agissait d’un « simple retard technique » et que ces comptes, « déjà intégrés » dans les comptes consolidés du groupe, seraient « déposés » dès le lendemain, soit le samedi 1er septembre. Ce qui a bien été fait.

En difficulté face à la gestion de son volume de dette, le groupe Casino est en effet devenu l’une des cibles favorites de tradeurs spécialisés dans la vente à découvert, une pratique boursière très risquée, qui consiste à parier sur la baisse d’une action, là ou d’habitude les investisseurs tablent généralement sur la réussite d’une entreprise — et donc sur la hausse de son cours en Bourse. De source proche de l’entreprise, citée par l’Agence France-Presse, l’action Casino est la plus vendue à découvert sur le marché de Paris

 

Pour rappel, Naomi Koffi et moi avons publié un ouvrage aux éditions Yvon Blais l’année dernière revenant sur cette problématique et les questionnements juridiques qu’elle soulève : « Gouvernance d’entreprise et fonds d’investissement (hedge funds) : Réflexions juridiques sur un activisme d’un nouveau genre ».

 

À la prochaine…

Ivan

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Facebook visé par des propositions d’actionnaires

Trilium Asset Management, accompagné de quatre fonds publics d’investissement, réclame via le dépôt d’une proposition d’actionnaires, le remplacement de Mark Zuckerberg au poste de président du conseil d’administration de Facebook. Ces investisseurs ont mentionné que cette proposition était motivée par un désir d’avoir une surveillance plus indépendante. Ils avaient par ailleurs aussi déposé une proposition d’actionnaires en 2018 en ce qui concerne la mise en place d’un comité responsable de la gestion des risques.

 

Facebook a connu au cours des dernières années son lot de scandales en passant par la fuite de données personnelles (entre autres celui de Cambrige Analytica) jusqu’à la manipulation de l’information (en lien, par exemple, avec l’élection de l’actuel président des États-Unis). À la suite de tous ces scandales, Facebook perdu jusqu’à 24% en bourse en juillet 2018, ce qui représente approximativement 130 milliards de dollars en capitalisation boursière.

 

Au cours des dernières années, plusieurs compagnies états-uniennes dans un secteur d’activités similaires, comme Apple, Google, Oracle et Twitter, ont séparé les fonctions de directeur général (CEO) et celles de président du conseil d’administration (Chairman). Même si ce genre de proposition a reçu beaucoup de succès dans les années 2000 et plusieurs géants de l’industrie ont adopté ce principe de bonne gouvernance, cela ne veut pas nécessairement dire que c’est dans la poche pour Trillium Asset Management. En effet, Facebook a une structure actionnariale avec trois types d’actions, dont des actions privilégiées. Ces actions ont le poids de 10 votes par action, contrairement à une action standard qui ne donne qu’un seul vote par action. Zuckerber ne détient que 17% des actions de la compagnie, mais détient la majorité des votes en assemblée des actionnaires.

 

Bien que la saison des assemblées des actionnaires soit encore dans quelques mois, plusieurs investisseurs et fonds d’investissement commencent à afficher leurs couleurs en ce qui concerne les enjeux qu’ils désireront mettre de l’avant en 2019. Espérons beaucoup de propositions d’actionnaires engagées et ambitieuses.

 

Bonne lecture!