Normes d’encadrement | Page 132
Normes d'encadrement normes de droit Nouvelles diverses
Retour sur les rencontres 2015 de l’AMF
Ivan Tchotourian 30 novembre 2015
« Copieux menu législatif », c’est sous ce titre que Guillaume Poulin-Goyer propose un résumé des rencontres 2015 de l’AMF. Très intéressant pour celles et ceux qui n’y étaient pas (comme moi !)…
Le gouvernement du Québec devrait adopter plusieurs règles qui bouleverseront l’encadrement des représentants en 2016, a-t-on appris lors du 10e Rendez-vous avec l’AMF, à la mi-novembre.«[En ce qui concerne] la Loi sur les instruments dérivés ou la Loi sur la distribution de produits et services financiers, il y a toute une série de révisions législatives que l’on doit faire, car ces lois n’ont pas été revues depuis longtemps au Québec. Nous y travaillons, et je pense qu’en 2016, nous pourrons déposer toutes ces nouvelles lois», a mentionné Carlos Leitão, ministre des Finances du Québec, pendant une mêlée de presse.
À la prochaine…
Ivan Tchotourian
Gouvernance Normes d'encadrement Nouvelles diverses
Qu’apprendre des grandes sociétés ?
Ivan Tchotourian 30 novembre 2015
Très bel article de Private Company Director publié à la fin novembre par Maureen Bujno et intitulé : « Three Lessons for Private Companies from Public Company Governance« . 3 choses peuvent être apprises par les petites sociétés (les sociétés à capital fermé) :
- L’importance de la composition du CA : Private companies also should consider evaluating diversity. Family-owned businesses may have multiple generations represented, but age isn’t the only consideration. Is there ethnic and gender diversity? In ad-dressing these issues, companies may want to consider their customer base and whether the makeup of the board reflects that base. It’s also important for private company directors to understand their fiduciary duty to stakeholders, just as a public company board does.
- Planifier la relève : Recruiting and talent retention is an outgrowth of succession planning. Public companies typically identify key employees and determine who will fill their roles if they leave. Private companies should be equally prepared for key executive changes, even in family businesses where the possibility of turnover may seem remote. The board may consider creating a compensation and nominating committee to handle these processes.
- Gérer le risque : Risk management is a key part of corporate strategy, and the board may consider creating a separate risk committee. Depending on the industry and size of the company, the audit committee may be responsible for overseeing risk management. Generally, the committee is responsible for overseeing the risk policies and program. The full board ultimately is accounting for risk oversight and is responsible for discussing the strategic risks to the business.
Closely held companies may not be able to afford to accept the mom-and-pop style governance that has long separated public and private concerns. Increasingly, private company executives are embracing the more structured governance processes used by their public counterparts.
There’s a challenge for closely held companies: strengthening governance without compromising the flexibility that many see as their primary advantage in the marketplace. While most public companies have clear rules and strict procedures to ensure everything from regulatory compliance to risk assessment, private companies may be wary of becoming too bureaucratic or beholden to process.
Based on our research with both public and private companies, Deloitte has identified three key areas in which private companies can emulate public company governance in developing their oversight.
À la prochaine…
Ivan Tchotourian
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Littératie financière et aînés : protection or not ?
Ivan Tchotourian 27 novembre 2015
Bonjour à toute et à tous, je participe en ce vendredi 27 novembre pluvieux de Québec au Forum de discussion sur la protection juridique des personnes aînées contre l’exploitation (ici).
Le titre de mon intervention est : « Littératie financière : Une solution efficace pour la protection des personnes aînées ? ».
Voici le résumé : Les États se préoccupent de plus en plus de l’éducation financière tant la maîtrise des questions financières est devenue est sujet complexe. Il en va ainsi au Canada et au Québec où l’éducation financière fait l’objet d’une préoccupation constante depuis le milieu des années 2000. L’adoption récente au Canada de la stratégie nationale pour la littératie financière en témoigne. En dépit d’un consensus quasi-unanime entourant la littératie financière aussi bien dans les cercles politiques qu’universitaires, celle-ci soulève de sérieuses interrogations quant à son efficacité notamment lorsque le destinataire est une personne aînée. Les recommandations actuelles en matière de littératie financière répondent-elles adéquatement aux besoins de ses destinataires ? Ce choix de politique législative permet-il d’assurer une protection adéquate des personnes aînées, susceptible de contrer l’exploitation financière dont elles peuvent faire l’objet ? L’intensité mise sur le renforcement de la capacité à prendre des décisions financières éclairées doit-elle être approuvée ?
Et en anglais !
States are increasingly tending to focus on financial education as it has become more and more difficult to gain fluency in financial issues. This is the case in both Canada and Québec, where financial education has been a constant concern since the mid-2000s, as reflected in the recent adoption in Canada of the National Strategy for Financial Literacy. Despite a virtually unanimous consensus surrounding financial literacy in both political and academic circles, there are serious questions about its effectiveness, in particular when seniors are the target audience. Do current financial literacy recommendations meet the needs of these people in an adequate manner? Does this choice of legislative policy provide sufficient protection for vulnerable seniors and can it counter the financial abuse of which they may be the targets? Should we support the emphasis placed on strengthening their ability to make informed financial décisions?
Vous trouverez le papier publié dans la Revue générale de droit d’Ottawa. Toutefois, patience car le numéro spécial n’est pas encore sorti !
À la prochaine…
Ivan Tchotourian
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ISR dans la gestion collective : l’AMF publie un état des lieux des pratiques en France et met à jour sa doctrine
Ivan Tchotourian 26 novembre 2015
Bonjour à toutes et à tous, l’Autorité des marchés financiers (AMF) française vient de publier un état des lieux des pratiques en matière d’investissement socialement responsable (ISR) en France : « Position-Recommandation DOC-2011-24 sur la rédaction des documents commerciaux et la commercialisation des OPC« .
Le régulateur ajuste, par ailleurs, sa doctrine sur l’information à inclure dans la documentation commerciale et légale des organismes de placements collectifs ainsi que sur la cohérence, l’accessibilité, la fiabilité et la clarté de l’information mise à disposition des investisseurs.
L’AMF constate que la qualité de la documentation réglementaire et commerciale des fonds ISR commercialisés en France est très hétérogène. L’investisseur ne dispose pas toujours d’une information suffisante pour lui permettre de comprendre ce que signifie le qualificatif « ISR » désignant le produit.
En effet, si l’appartenance des fonds concernés au champ de l’ISR est en général mise en avant, le manque d’information sur la nature des critères extra-financiers ou dans l’explication de la mise en œuvre du principe ISR est récurrent :
- dans 3% des cas, le fonds est référencé comme appartenant à la gamme responsable ou assimilée du producteur mais sa documentation réglementaire ne comporte aucune mention relative à cette caractéristique
- dans 18% des cas, le fonds mentionne l’existence d’une politique d’investissement responsable mais la documentation légale ne donne aucune information sur la nature des critères extra-financiers retenus
- dans 40% des cas, le fonds mentionne l’existence d’une politique d’investissement responsable, et la documentation légale délivre bien une information sur la nature des critères extra-financiers retenus, mais cette information est très peu détaillée (par exemple : mention de l’existence de critères environnementaux, sociétaux, gouvernance, sans autre précision)
- dans 13% des cas, l’information sur la nature des critères extra-financiers est bien détaillée mais l’approche retenue n’est pas définie (par exemple : exclusion, pondération, etc.)
- enfin, dans 26% des cas, l’information relative à la politique d’investissement et aux critères extra-financiers est détaillée dans la documentation légale.
Dans ce contexte, l’AMF propose des pistes de réflexion et ajuste sa doctrine afin de renforcer :
- l’information à inclure dans la documentation commerciale et légale des organismes de placements collectifs
- la cohérence, l’accessibilité, la fiabilité et la clarté de l’ensemble de l’information mise à disposition des investisseurs.
À la prochaine…
Ivan Tchotourian
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La solution de l’éducation ? Billet d’humeur sur Contact
Ivan Tchotourian 26 novembre 2015
Bonjour à toutes et à tous, je viens de publier un nouveau billet sur le blogue de Contact de l’Université Laval sur la notion d’éducation financière. Le titre du billet est le suivant : « L’éducation financière contre les maux de l’économie » (25 novembre 2015). J’y aborde l’éducation, son effet de mode, ses incontestables apports mais aussi ses limites.
Qui n’a pas entendu parler d’éducation financière récemment? Depuis quelque temps, l’idée de doter les citoyens et les investisseurs que nous sommes de meilleures connaissances en ce qui concerne les marchés financiers et leurs produits a pris une grande place dans l’actualité.
Bonne lecture et à la prochaine…
Ivan Tchotourian
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Une audition pour quoi faire ?
Ivan Tchotourian 23 novembre 2015
« Quand les banques jouent à cache-cache », c’est sous ce titre que Le Devoir résume la teneur des échanges qui ont lieu entre la Commission des Finances publiques de l’Assemblée et les principaux représentant des banques Royale, TD, Scotia, de Montréal et Nationale. Les grandes banques canadiennes admettent qu’elles participent au phénomène et disent ne pas avoir le choix.
Il y avait une bonne et une mauvaise nouvelle dans la comparution cette semaine à Québec des grandes banques canadiennes devant une commission parlementaire qui se penchait sur le problème des paradis fiscaux. La bonne nouvelle est qu’elles semblent se conformer aux règles contre la fraude fiscale et qu’elles se disent ouvertes à des règles encore plus sévères à condition qu’elles s’appliquent aussi à leurs concurrentes étrangères. La mauvaise nouvelle est que, d’ici là, elles ne reconnaissent pas leur rôle dans le phénomène plus trouble de l’évitement fiscal.
(…) La commission parlementaire (…) poursuivra ses recherches sur le recours aux paradis fiscaux. Après les banques, elles voudraient entendre cet hiver d’autres institutions financières, comme les compagnies d’assurance, ainsi que de grandes firmes de fiscalistes et de comptables. « Les grandes banques nous assurent que ce n’est pas elles qui aident leurs clients à élaborer leurs stratégies complexes d’évitement fiscal. Si ce n’est pas elles, c’est quelqu’un d’autre. C’est pourquoi on voudrait entendre les grands bureaux de comptables et de fiscalistes. Mais ça, ça risque d’être encore un peu plus difficile. »
À la prochaine…
Ivan Tchotourian
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L’AMF France consulte sur le rapport portant sur le contrôle interne
Ivan Tchotourian 23 novembre 2015
Bonjour à toutes et à tous, l’AMF a publié le 19 novembre 2015 le rapport d’un groupe de travail sur l’information fournie dans le rapport du président sur le contrôle interne et la gestion des risques (ici).
La réflexion porte principalement sur la pertinence et la cohérence des informations publiées sur le contrôle interne et les risques, au regard de la multiplicité des supports. Le groupe de travail propose ainsi de regrouper, dans un support unique, les informations sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques et celles sur les principaux risques. Dans cette perspective, les modifications législatives suivantes sont proposées :
-
suppression du rapport du président du conseil sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques et transfert de son contenu dans : le rapport de gestion pour les sociétés « monistes » à conseil d’administration ; le rapport du conseil de surveillance pour les sociétés à structure duale, sociétés à directoire et conseil de surveillance ainsi que pour les sociétés en commandite par actions.
-
suppression du rapport distinct des commissaires aux comptes sur ce sujet, avec un paragraphe ad hoc dans le rapport d’audit.
-
et, pour accroître encore la simplification, suppression de l’autre partie du rapport du président relative à la gouvernance et à la politique de rémunération ; ces informations pourraient être insérées dans une partie spécifique du rapport de gestion du conseil d’administration ou du rapport du conseil de surveillance.
Ces propositions sont soumises à consultation publique jusqu’au 11 décembre 2015.
À la prochaine…
Ivan Tchotourian