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The Anatomy of Corporate Law : nouvelle édition
Ivan Tchotourian 16 janvier 2017
Voici une bible dont la 3e édition vient d’être publiée : « The Analtomy of Corporate Law » (Oxford University Press). Si vous ne l’avez pas encore dans votre bibliothèque, c’est le moment de l’acheter ! C’est un incontournable pour qui s’intéresse à la gouvernance d’entreprise dans une perspective comparative.
This is the long-awaited third edition of this highly regarded comparative overview of corporate law. This edition has been comprehensively revised and updated to reflect the profound changes in corporate law and governance practices that have taken place since the previous edition. These include numerous regulatory changes following the financial crisis of 2007-09 and the changing landscape of governance, especially in the US, with the ever more central role of institutional investors as (active) owners of corporations. The geographic scope of the coverage has been broadened to include an important emerging economy, Brazil. In addition, the book now incorporates analysis of the burgeoning use of corporate law to protect the interests of « external constituencies » without any contractual relationship to a company, in an attempt to tackle broader social and economic problems.
The authors start from the premise that corporations (or companies) in all jurisdictions share the same key legal attributes: legal personality, limited liability, delegated management, transferable shares, and investor ownership. Businesses using the corporate form give rise to three basic types of agency problems: those between managers and shareholders as a class; controlling shareholders and minority shareholders; and shareholders as a class and other corporate constituencies, such as corporate creditors and employees. After identifying the common set of legal strategies used to address these agency problems and discussing their interaction with enforcement institutions, The Anatomy of Corporate Law illustrates how a number of core jurisdictions around the world deploy such strategies. In so doing, the book highlights the many commonalities across jurisdictions and reflects on the reasons why they may differ on specific issues.
The analysis covers the basic governance structure of the corporation, including the powers of the board of directors and the shareholder meeting, both when management and when a dominant shareholder is in control. It then analyses the role of corporate law in shaping labor relationships, protection of external stakeholders, relationships with creditors, related-party transactions, fundamental corporate actions such as mergers and charter amendments, takeovers, and the regulation of capital markets.
À la prochaine…
Ivan Tchotourian
Base documentaire doctrine Gouvernance normes de droit Nouvelles diverses
Différends entre actionnaires : en savoir plus
Ivan Tchotourian 16 janvier 2017
Bonjour à toutes et à tous, la Revue du Barreau canadien publie un bel article sur le thème riche des différends entre actionnaires sous la plume de Me Nadeau et Desalliers : « L’impasse (deadlock) en matière de différends entre actionnaires au Québec ». Une belle étude qui rejoint certains thèmes qui sont abordés dans le cours DRT-2006 Droit des sociétés par actions
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Revue du barreau canadien : https://cbaapps.org/cba_barreview/Search.aspx?VolDate=12/01/2016
Les sociétés qui ont un petit nombre d’actionnaires font parfois face à des situations lors desquelles un différend risque de perturber, voire même d’interrompre le fonctionnement de la société. Ce scénario, connu en tant qu’« impasse », présente un défi particulier pour ces sociétés et pourrait nécessiter l’intervention des tribunaux. Cet article envisage les deux recours principaux permettant de résoudre l’impasse, soit la dissolution et le recours en redressement pour cause d’abus, et examine les critères utilisés par les tribunaux pour déterminer laquelle de ces mesures doit être appliquée. Il discute également des diverses ordonnances provisoires et définitives à la disposition des tribunaux.
À la prochaine…
Ivan Tchotourian
autres publications engagement et activisme actionnarial Gouvernance normes de droit Nouvelles diverses
Hedge fund et activisme : un ouvrage
Ivan Tchotourian 10 janvier 2017
Bonjour à toutes et à tous, je signale cet ouvrage de John C Coffee Jr et Darius Palia sur l’activisme des fonds de couverture : « The Wolf at the Door: The Impact of Hedge Fund Activism on Corporate Governance ». Un bel ouvrage pour compléter une bibliothèque.
The Wolf at the Door: The Impact of Hedge Fund Activism on Corporate Governance has three basic aims: (1) to understand and explain the factors that have caused the recent explosion in hedge fund activism; (2) to examine the impact of this activism, including whether it is shortening investment horizons and discouraging investment in research and development; and (3) to survey and evaluate possible legal interventions with an emphasis on the least restrictive alternative. Although there have been other lengthy surveys, the landscape of activism is rapidly changing and this brings into doubt the relevance of empirical papers that study hedge fund activism in earlier decades. The authors suspect that the recent success of such activism may be fueling a current « hedge fund bubble » under which an increasing number of activist funds are pursuing a decreasing, or at least static, number of companies that have overinvested. This monograph is particularly focused on those markets and the legal forces that may be driving this bubble. After an introduction, Section 2 begins with an analysis of those factors that have spurred greater activism on the part of hedge funds. Section 3 considers evidence suggesting that as the composition of a firm’s shareholder population shift towards more « transient » holders, its investment horizon shortens. Section 4 surveys recent studies to reach assessments about who the targets of hedge fund activism are; the stock price returns from hedge fund activism and the distribution of those returns; the degree to which wealth transfers explain the positive stock price returns to activism; the post-intervention evidence about changes in operating performance of hedge fund targets; and the holding periods and exit strategies of hedge fund activists. Section 5 evaluates some policy options looking for the least drastic means of accomplishing policy goals. Finally, Section 6 offers a brief conclusion that surveys how the changing structure of shareholder ownership and the recent appearance of temporary shareholder majorities complicate corporate governance, both empirically and normatively.
À la prochaine…
Ivan Tchotourian
autres publications Normes d'encadrement normes de droit normes de marché responsabilisation à l'échelle internationale Structures juridiques
RSE, entreprises et droit canadien : un bilan
Ivan Tchotourian 9 janvier 2017
Bonjour à toutes et à tous, je viens de publier (avec Valérie Deshaye et Romy Mac Farlane-Drouin) dans Les Cahiers de droit (Volume 57, numéro 4) avec le titre suivant : « Entreprises et responsabilité sociale : évolution ou révolution du droit canadien des affaires ? ».
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) gagne du terrain au Canada, comme le démontre le sujet des entreprises multinationales, notamment celles qui travaillent dans le domaine extractif. Le Canada a adopté en novembre 2014 une nouvelle stratégie de promotion de la responsabilité sociale des entreprises pour les sociétés extractives canadiennes présentes à l’étranger. Si le cadre législatif se montre à l’heure actuelle peu contraignant, il n’en demeure pas moins qu’il a connu quelques réformes récentes cherchant, au bout du compte, à donner à la RSE une place plus importante dans la sphère économique. Dans le même sens, la jurisprudence canadienne semble également faire bouger ses pions sur l’échiquier en tentant d’imposer aux sociétés mères une responsabilité plus grande, tout en facilitant l’accès des victimes aux recours judiciaires. Au final, le droit canadien des affaires est dans un continuum réglementaire caractérisé par une série d’évolutions (d’une force normative variable) qui renforcent la responsabilité de ces dernières.
Quelle est notre conclusion ?
Les conséquences de cette évolution du cadre normatif sont considérables. D’une part, la RSE donne à l’entreprise une place et un rôle différents dans les sociétés contemporaines, loin des lectures économique et financière : la RSE « brings a new perspective of the firm and its role in society, as corporations participate more and more as legitimate actors in the political process ». Elle « proposes a reinterpretation of the firm as a social and political actor ». D’autre part, ce sont les bases même de la gouvernance des entreprises (et son modèle théorique d’essence économico-financier) qui se trouvent renouvelées en profondeur dans un objectif clairement reconnaissable : les rendre plus responsables de leurs activités.
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Ivan Tchotourian
Nouvelles diverses Structures juridiques
Bénéfices financiers : la voie des banques
Ivan Tchotourian 9 janvier 2017
Dans le journal Les affaires, M. François Rémy revient sur l’intérêt d’investir dans les banques en raison du versement des dividendes dans un intéressant article « Les banques canadiennes, temples des dividendes » (26 décembre 2016).
Pour les investisseurs en quête de dividendes croissants offerts par des entreprises avec un excellent historique en la matière, rien de tel que le secteur bancaire canadien, avance-t-on sur le site participatif d’analyse financière Seeking Alpha.
Ou plutôt les «Big Five» comme on dit dans le milieu: la Banque Royale du Canada (Tor., RY), la Banque Toronto-Dominion (Tor., TD), la Banque Scotia (Tor., BNS), la Banque de Montréal (Tor., BMO) et la Banque canadienne impériale de commerce (Tor., CM).
Le plaidoyer pour le moins flatteur de l’internaute «Cash-centered Creep» s’articule autour de 3 arguments: l’ancienneté de la pratique, l’hermétisme du marché bancaire canadien et la valorisation actuelle des titres du secteur.
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Ivan Tchotourian
normes de droit Nouvelles diverses objectifs de l'entreprise Valeur actionnariale vs. sociétale
Primauté actionnariale et Benefit corporation
Ivan Tchotourian 9 janvier 2017
Le Harvard Law School Forum on Corporate Governance and Financial Regulation propose un bel article sous la plume de Frederick Alexander : « Moving Beyond Shareholder Primacy: Can Mammoth Corporations Like ExxonMobil Benefit Everyone? ». Une belle occasion de revenir sur le thème de la Benefit Corporation et de la remise en cause de la primauté actionnariale dont elle peut être la cause…
The New York Times recently took issue with Rex Tillerson, the President-elect’s nominee for Secretary of State, and the current CEO of ExxonMobil. Why? “Tillerson Put Company’s Needs Over U.S. Interests,” accused the front page headline. The article details how the company puts shareholders’ interests before the interests of the United States and of impoverished citizens of countries around the world.
In response, a company spokesman insisted that all laws were followed, and that “‘[a]bsent a law prohibiting something, we evaluate it on a business case basis.’” As one oil business journalist puts it in the article: “‘They are really all about business and doing what is best for shareholders.’” Thus, as long as a decision improves return to shareholders, its effect on citizens, workers, communities or the environment just doesn’t rank.
Unfortunately, this idea—evaluate the “business” case, without regard to collateral damage, permeates the global capital system. Corporations are fueled by financial capital, which ultimately comes from our bank accounts, pension plans, insurance premiums and mutual funds, and from foundations and endowments created for public benefit—in other words, our money. And yet when that capital is invested in companies that ignore societal and environmental costs, we all suffer: Corporations use our savings to drive climate change, increase political instability, and risk our future in myriad ways.
The good news is that structures like “benefit corporations” can help us repair our broken system of capital allocation—but the clock is ticking.
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Ivan Tchotourian
mission et composition du conseil d'administration
Et si 2017 était l’année des administrateurs activistes ?
Ivan Tchotourian 9 janvier 2017
C’est sous titre que Mme Diane Bérard propose un excellent billet consacré aux administrateurs activistes (ici).
Chaque année, le site Boardroom Resources demande aux actionnaires ce qui les préoccupent le plus ( merci à Richard Leblanc de m’avoir pisté sur ce sujet). Leur réponse 2017? La composition des conseils d’administration.
(…) Non seulement Margaret Whelan ne craint pas les actionnaires activistes. Elle estime que les administrateurs devraient s’en inspirer. «Les activistes se présentent au CA très bien préparés. Ils connaissent leur dossier. Ils savent exactement ce qu’ils désirent. Ils ne s’éparpillent pas. C’est ce qui leur permet d’obtenir des résultats.» D’ailleurs, de nombreux activistes s’étonnent à quel point les administrateurs connaissent peu les activités de l’entreprise et maîtrisent mal son modèle d’affaires. «Si le conseil était son propre activiste, il y aurait moins d’actionnaires activistes, avance Margaret Whelan. Il faut pratiquer l’activisme entre nous – ce qui signifie s’auto-évaluer – et avec la direction.»
2017 sera-t-elle l’année des CA activistes? La diversification des CA pourrait certainement y contribuer en prévenant la pensée unique, aussi appelée «pensée de troupeau». Les angles morts sont mieux couverts lorsque les administrateurs affichent des expériences personnelles et professionnelles différentes.
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Ivan Tchotourian