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Rapport Millani : un incontournable pour la RSE et la divulgation des entreprises
Ivan Tchotourian 26 avril 2024
À parcourir ! Le Septième étude annuelle de Millani sur la divulgation des données ESG : Une perspective canadienne
Bilan :
Les émetteurs canadiens devront divulguer davantage sur leurs risques matériels liés au développement durable.
- Les sociétés de l’indice composé S&P/TSX adoptent davantage les cadres fondamentaux de l’ISSB, tels que SASB et TCFD, pour la divulgation des risques et des opportunités liés au développement durable. Bien que 86 % des entreprises effectuent des analyses de matérialité pour identifier ces enjeux, seulement 34 % d’entre elles publient des indicateurs y afférents, tel que requis par la norme IFRS S1.
Un nombre limité d’émetteurs divulguent le déploiement de capitaux pour la réalisation de plans et d’objectifs de transition climatique.
- Alors que les investisseurs canadiens cherchent à soutenir les émetteurs dans leur transition vers une économie plus sobre en carbone, moins de 10 % des émetteurs canadiens divulguent le déploiement de capitaux vers la réalisation de plans de transition et d’objectifs liés au climat.
Pour répondre aux attentes de l’IFRS S2 en matière d’analyse de scénarios climatiques, les émetteurs sont encouragés à améliorer leurs divulgations.
- Bien que 53 % des émetteurs canadiens qui ont publié un rapport ESG effectuent des analyses de scénarios climatiques à un certain niveau, l’IFRS S2 attend des émetteurs qu’ils fournissent des informations plus complètes sur les données d’entrée, les hypothèses, les horizons temporels ainsi que les résultats de leurs analyses de scénarios – un niveau de transparence attendu que très peu d’émetteurs atteignent actuellement.
Des observations supplémentaires sont faites :
La septième étude annuelle de Millani sur la divulgation des informations ESG observe un retard dans la publication des rapports.
- En date du 31 août 2023, l’étude de Millani suggère un retard dans la publication des rapports ESG, avec seulement 71 % des constituants en ayant publié un, en baisse par rapport aux 80 % de 2022. Certaines causes potentielles incluent des procédures d’assurance plus longues ou encore l’augmentation des coûts de reddition de comptes dans un environnement inflationniste.
Les émetteurs canadiens devront trouver le juste milieu entre l’alignement sur les ODD et le « ODD-washing ».
- L’alignement des émetteurs canadiens sur les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies est passé à 65 %, mais les inquiétudes concernant le «ODD-washing » augmentent, puisque seulement 4 % des émetteurs divulguent leurs contributions à la fois positives et négatives lorsqu’ils font référence aux ODD.
Peu d’émetteurs produisent des déclarations distinctes sur l’esclavage moderne ou les droits de l’homme en prévision de la loi S-211.
- Un nombre limité d’entreprises canadiennes publient actuellement des déclarations distinctes sur l’esclavage moderne ou les droits de l’homme, ce qui indique que des progrès importants sont nécessaires en prévision des obligations de déclaration prévues par la loi S-211.
Les analyses de double matérialité sont arrivées au Canada.
- Les meilleures pratiques du marché et les considérations réglementaires ont incité 19 % des émetteurs canadiens effectuant une analyse de matérialité à adopter une perspective de double matérialité, répondant ainsi efficacement aux besoins d’information sur le développement durable des différents groupes d’investisseurs et autres parties prenantes.
À la prochaine…
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Divulgation ESG : les entreprises canadiennes font mieux
Ivan Tchotourian 14 septembre 2022 Ivan Tchotourian
Dans La presse.ca, le journaliste Martin Vallières diffuse les enseignements du dernier rapport Milani montrant que les grandes entreprises canadiennes améliorent leur diffusion des critères ESG. Bonne nouvelle pour la RSE !
Extrait :
« Notre recherche révèle que 80 % des entreprises de l’indice S&P/TSX publient maintenant un rapport ESG, ce qui est mieux que le taux de 71 % mesuré un an plus tôt, mais encore inférieur au 92 % parmi les entreprises de l’indice S&P 500 », lit-on dans le rapport de la firme Millani.
En parallèle, constate Millani, « bien que les rapports ESG soient de plus en plus nombreux, les investisseurs cherchent désormais plus qu’un rapport ».
« Les investisseurs expriment leur désir de comprendre plus profondément les impacts de ces sujets ESG : comment sont-ils gérés, quels sont les indicateurs de performance qui sont suivis et comment évoluent-ils ? Quelle est la capacité d’une entreprise à s’adapter aux risques et à atténuer les impacts négatifs futurs ? »
De plus, signale le rapport de Millani, « les entreprises qui se démarquent dans la valeur stratégique des enjeux en ESG incorporent des mesures de performance en ce sens dans la rémunération du conseil d’administration et de la direction ».
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Nouvelles diverses
Une aide si précieuse
Ivan Tchotourian 12 mai 2021 Ivan Tchotourian
Dans Le Devoir, un article souligne la bonne santé des entreprises canadiennes malgré la crise de la COVID-19 : « Les entreprises canadiennes en santé… grâce aux gouvernements » (11 mai 2021).
Extrait :
Le « soutien exceptionnel » apporté par les pouvoirs publics aux entreprises leur permet d’afficher aujourd’hui une santé financière parfois meilleure qu’avant la crise de la COVID-19.
Alors que le montant des prêts (+ 9,2 %), titres d’emprunt (+6,9 %) et autres passifs (4,1 %) des entreprises canadiennes a « légèrement augmenté » en 2020, celui de leur encaisse leur permettant de faire face à leurs obligations financières a connu une « hausse marquée » de quelque 28 % ou 150 milliards de dollars, rapporte la Banque du Canada dans sa première évaluation de l’incidence de la COVID-19 sur la santé financière des entreprises canadiennes dévoilée lundi.
(…)
Mise en garde
Ces données agrégées sont toutefois à prendre avec prudence, précisent tout de suite les experts de la Banque. D’abord parce qu’elles ne permettent pas de distinguer l’effet très inégal de la pandémie sur les différents secteurs économiques, un peu moins de la moitié des entreprises de l’hôtellerie, de la restauration ou encore des loisirs et du spectacle ayant accusé des pertes de revenus d’au moins 40 %, contre à peine une sur sept dans les services immobiliers, professionnels ou scientifiques.
Aussi parce que les données financières à jour sur les petites et moyennes entreprises (PME) sont actuellement plus rares que celles concernant les grandes entreprises inscrites en Bourse. Or, note la Banque dans son rapport, si les difficultés financières des grandes entreprises peuvent avoir une plus grande incidence sur l’ensemble du système financier, le rôle dominant des PME dans l’emploi et l’activité économique rend leur situation financière non moins importante.
La semaine dernière, le vice-président Québec de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), François Vincent, mettait encore en garde les gouvernements contre « les dettes vertigineuses » accumulées par les PME depuis le début de la pandémie. « Des centaines de milliers d’entre elles envisagent de mettre la clé sous la porte pour toujours. »
Comme l’aide financière apportée aux entreprises par les pouvoirs publics vient quelque peu « brouiller » leur bilan de santé, la Banque du Canada n’exclut pas que puisse survenir « une hausse soudaine et d’une ampleur inattendue » du nombre d’entreprises en situation d’insolvabilité lorsque cette aide publique prendra fin. Un autre risque est que cette intervention publique ait artificiellement maintenu en vie des entreprises qui n’étaient pas commercialement viables à long terme et que ces « entreprises zombies » accaparent encore longtemps des ressources financières et humaines et qui seraient mieux utilisées par d’autres.
Et puis, « la pandémie n’est pas finie », rappelle la Banque. « Certaines des entreprises ayant réussi à rester à flot jusqu’à présent pourraient voir leur santé financière se détériorer étant donné que la pandémie se poursuit. »
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actualités canadiennes Gouvernance Nouvelles diverses
Gouvernance au Canada et au Québec : où en est-on ?
Ivan Tchotourian 7 février 2019 Ivan Tchotourian
Bonjour à toutes et à tous, le journal Les affaires est à consulter. Il y a un dossier spécial consacré à la gouvernance des entreprises canadiennes et québécoises : « Les grands de la gouvernance ».
Au sommaire, vous trouverez :
Qui sont les étoiles montantes de la gouvernance?
Qui sont les jeunes administrateurs promis à un brillant avenir
Les administrateurs, mieux payés en cinq ans
Progression lente pour les femmes
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engagement et activisme actionnarial Gouvernance Normes d'encadrement Nouvelles diverses
Activisme des investisseurs : les entreprises canadiennes résistent bien
Ivan Tchotourian 18 novembre 2016
Un article du Timely Disclosure de Me Lindzon Russell aborde la situation des entreprises canadiennes face à l’activismes des investisseurs : « Canadian Issuers Continue To Have Success Against Activist Investors ». Résultat : elles résistent bien !
As noted in the Globe and Mail’s recent article, “In Canada’s boardrooms, activist investors are striking out” (subscription to the Globe and Mail required), Canadian listed public companies have continued to have success against activist investors. In fact, since January 1, 2015, Canadian listed issuers have a perfect record against “professional” activists in formal proxy contests, having won all six such contests to make changes to the board which were initiated by hedge funds or institutional investors. This success may be driven, at least in part, by issuers’ increased emphasis on advance preparation, including shareholder engagement. If issuers are more attuned to the views of their shareholders, it stands to reason that they will be in a better position to assess the likelihood of successfully defending against an activist in a formal proxy contest and pre-emptively settle those situations that they do not believe they can win. This explanation, while compelling, may be incomplete. With that in mind, I offer the following five observations based on a review of the public record of unsuccessful contests recently initiated by “professional” activists.
Je vous laisse découvrir les 5 observations de l’auteur…
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Ivan Tchotourian
Gouvernance Nouvelles diverses
Des dirigeants canadiens plus éthiques que les autres ?
Ivan Tchotourian 26 avril 2016
Selon une étude d’Ernst & Young, les dirigeants canadiens se distinguent largement des autres dirigeants du monde par leur comportement éthique (« Canadian executives more ethical than rest of the world », WP, 20 avril 2016).
According to the survey, just four per cent of Canadian executives would justify unethical behaviour during a global downturn – placing them well below the global average of 36 per cent. Indeed Canadians are also less willing to act unethically in an effort to meet financial targets
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Ivan Tchotourian
Normes d'encadrement Nouvelles diverses
Lobbys canadiens contre le plan climatique d’Obama
Ivan Tchotourian 23 mars 2016
Selon une étude effectuée par la Shareholder Association for Research and Education (SHARE), des compagnies canadiennes seraient liées à des lobbys qui luttent contre le plan climatique de Barack Obama. Les firmes de lobby embauchées par ces compagnies canadiennes respectent-elles le mandat qui leur a été donné? L’émission de Rudy Desjardins (Le café show sur ICI Radio-Canada) en discute avec l’auteur de l’étude, Kevin Thomas, directeur de l’implication des actionnaires chez SHARE.
Pour écouter la discussion, cliquez ici.
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Ivan Tchotourian