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engagement et activisme actionnarial Gouvernance mission et composition du conseil d'administration rémunération

Éclairage sur la récente réforme française sur le say on pay

Me Philippe Portier du cabinet Jeantet nous fait partager son avis sur la proposition de loi française visant à renforcer le droit de vote des actionnaires sur la rémunération des dirigeants : « La Loi sapin II : Vers un “say on pay” coercitif… ».

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Ivan Tchotourian

engagement et activisme actionnarial Gouvernance Nouvelles diverses

Le Japon à l’heure d’une gouvernance nord-américaine

Les entreprises japonaises feraient-elles l’objet d’une gouvernance de type anglo-américaine ? C’est ce qu’il semble à la lecture de cet article : « Shareholders put Japan’s corporate governance to the test » (Nikkei Asian Review, 25 juin 2016).

Voici quelques extraits :

 

Many stockholders at security company Secom’s annual meeting Friday demanded explanations over why then-Chairman Shuji Maeda and then-President Hiroshi Ito were fired in May, despite the company’s strong performance last fiscal year. (…) Secom voluntarily created an executive nomination and compensation committee, but has not made the members’ names public. Attendees raised questions over the effectiveness of the company’s governance structure. « There’s still room for improvement in the selection process for executives, » one said.

Shareholders at Mitsubishi Chemical Holdings’ meeting the same day focused on earnings power and dividends. The chemical company had logged extraordinary losses from restructuring its petrochemical business, while return on equity fell under 5% for the year ended in March. Shareholders demanded more details over the loss, and urged the company to try to raise its stock price. (…)

Kobe Steel logged a group net loss last fiscal year, and its ROE has long remained low. Just 87.3% of shareholders voted for the proposal to retain Chairman and President Hiroya Kawasaki, down 8 percentage points from last year. (…)

Toshiba came under harsh criticism at its Wednesday meeting, with shareholders blaming the company’s top-down culture and the lack of independence at its accounting department for its bookkeeping scandal. Only 87.06% of shareholders voted to reappoint President Satoshi Tsunakawa,

 

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Ivan Tchotourian

engagement et activisme actionnarial Gouvernance mission et composition du conseil d'administration rémunération

Salaire des patrons : oui au vote des actionnaires !

Proxinvest relaie sur son site la tribune de Gaspard Koenig (Philosophe, Ecrivain, et Directeur du Think-Tank GenerationLibre) consacrée à la place et au rôle des actionnaires dans la fixation de la rémunération des dirigeants d’entreprise. Vous pourrez lire avec intérêt cet article intitulé : « Salaire des patrons, un débat lunaire ».

 

Je propose donc une troisième voie, libérale : rendre aux actionnaires la propriété de leur entreprise, en abandonnant la fiction selon laquelle le conseil d’administration serait seul apte à agir dans son « intérêt social », et en inscrivant dans le Code du commerce la compétence de l’assemblée générale des actionnaires en matière de rémunération. Il faut introduire non pas moins de responsabilité, mais plus de marché. En un sens, je suis certain que beaucoup de dirigeants seraient ravis de bénéficier d’une sorte de « salaire maximal garanti », avec la bénédiction de la puissance publique. Soumettons-les plutôt à l’inconfort de la concurrence, et à l’incertitude de la délibération collective.

 

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Ivan Tchotourian

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Vers un tremblement de terre en Grande-Bretagne ?

Selon Management Today, Theresa May veut faire bouger les lignes dans le domaine de la gouvernance d’entreprise : « Theresa May reveals radical plans to shake up Britain’s boardrooms ». « The Tory prime minister-in-waiting wants to give workers representation on the board and make shareholder pay votes binding »… rien que cela !

 

May expressed discontent with the current model of corporate governance used by FTSE companies and in particular the effectiveness of supposedly independent non-executive directors. ‘In practice, they are often drawn from the same narrow social and professional circles as the executive team and the scrutiny they provide is often limited,’ she said. So, she suggests, workers and even consumers should be given a seat at the table.

May wrote she wants to tackle the ‘unhealthy and growing gap between what these companies pay their workers and what they pay their bosses.’ Specifically she wants to make shareholder votes on corporate pay packages binding instead of advisory and ‘simplify the way bonuses are paid so that the bosses’ incentives are better aligned with the long-term interests of the company.’

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Ivan Tchotourian
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2016 : bilan des propositions actionnariales

Sur son blogue, Jacques Grisé (ici) vient de nous informe de cet article, publié par Elizabeth Ising (associée de la firme Gibson, Dunn & Crutcher ) paru sur le forum de Harvard Law School  : « Shareholder Proposal Developments During the 2016 Proxy Season ».

Ci-dessus, vous trouverez les thèmes qui ont eu l’intérêt des actionnaires…


Fidèle aux thématiques de ce blogue, qu’apprend-t-on en matière environnementale ?

  1. Second Most Common Category of Proposals: Proposals concerning environmental and social matters remained a frequent shareholder proposal topic in 2016, with approximately 299 proposals submitted for 2016 meetings
  2. Only six environmental and social proposals have received a majority of votes cast at 2016 meetings:
  • A proposal requesting a report on methane emissions submitted to WPX Energy, Inc. received 50.8% of votes cast
  • A proposal requesting a report on gender pay equity submitted to eBay Inc. received 51.2% of votes cast
  • A proposal requesting adoption of a policy to enhance board diversity submitted to Joy Global Inc. received 52.4% of votes cast
  • A proposal requesting amendments to the EEOC policy to prohibit discrimination based on sexual orientation and gender identity submitted to J.B. Hunt Transport Services, Inc. received 54.7% of votes cast
  • A proposal requesting a sustainability report submitted to CLARCOR Inc. received 60.8% of votes cast
  • A proposal commending Kellogg Co. for animal welfare improvements in its supply chain (which the company recommended voting “for”) received 98.2% of votes cast

 

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Ivan Tchotourian

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Actionnaires v. État actionnaire : exemple du Brésil

Le blog de l’Université d’Oxford publie un très récent billet analysant sur le dilemme et la position délicate dans laquelle peut être placé l’État actionnaire : « Exercise of Shareholder Control Over a State Owned Enterprise – Comments on Comissão de Valores Mobiliários’s decision in the Eletrobras case » (par le professeur Mario Engler Pinto Junior).

 

The Comissão de Valores Mobiliários (CVM), the Brazilian equivalent of the SEC, has recently imposed sanctions on the Federal Government for actions taken as the controlling shareholder of the public company Eletrobras. More precisely, the sanctions were imposed on the Federal Government for voting in a general meeting to grant approval of an Elecrobras significant transaction. CVM considered that the Federal Government had a conflict of interest and should have abstained from voting in a shareholders’ meeting called to approve the renewal of the concession contract held by Eletrobras and its subsidiaries for electrical power generation.

 In Brazil, the Federal Government is also the public authority responsible for regulating the electrical sector. According to CVM, the renewal of the concession contract for electrical power generation was a related party transaction that could bring indirect economic benefits to the Federal Government.

My paper criticizes CVM’s approach, arguing that the contract renewal was a legitimate public policy decision in the context of the electrical sector as a whole.

 

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Ivan Tchotourian

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Proxinvest mécontent : le vote contraignant remis en question devant le Sénat

Après étude du texte proposé par la Commission des Lois du Sénat, Proxinvest (société française de conseil aux investisseurs) constate que celui-ci entrave sur certains points les droits des actionnaires et constituerait un recul de la démocratie actionnariale. Proxinvest s’étonne de voir les droits des actionnaires affectés sans que ceux-ci n’aient été auditionnés et dénonce ici quatre reculs des droits de l’assemblée générale sur la rémunération des dirigeants, les conventions réglementées, le traitement de l’abstention et l’obligation de rédaction d’un procès-verbal de toute assemblée.

Revenons sur ce qu’exprime Proxinvest concernant le vote sur la rémunération :

 

Sujet polémique suite à l’affaire Carlos Ghosn, l’Assemblée Nationale avait adopté un article 54 bis qui prévoyait un vote préalable de l’assemblée générale avant tout versement de rémunération (cf. annexe 1). La Commission des Lois revient sur ce texte (cf. annexe 2).

La commission des Lois du Sénat a tenu selon elle à « clarifier  les modalités d’approbation par les actionnaires des rémunérations individuelles des dirigeants de société cotées afin de respect la démocratie actionnariale ». La réalité est moins glorieuse… En fait, celle-ci fait machine arrière en remplaçant le vote contraignant annuel sur la rémunération des dirigeants par un vote annuel consultatif ! La commission des Lois propose en fait d’introduire dans le droit français le modèle britannique (vote contraignant sur la politique de rémunération tous les trois ans + vote annuel consultatif). Bien sûr ce modèle Britannique va plus loin que le simple Say On Pay consultatif du code AFEP-MEDEF, il présente toutefois des limites par rapport au texte de l’article 54 bis du projet de Loi Sapin 2 tel qu’adopté par l’Assemblée Nationale en première lecture. Par exemple, une fois le cadre de la politique de vote adopté, l’assemblée générale ne pourrait empêcher le versement de certains variables puisque son vote chaque année serait consultatif. Or il est crucial que l’assemblée générale connaisse la performance de l’exercice considéré afin de pouvoir valider le niveau de rémunération.

 

Pour en savoir plus : « Discussion de la Loi Sapin 2 au Sénat : Proxinvest dénonce quatre mesures défavorables au droit de contrôle de l’AG ».

 

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Ivan Tchotourian