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Gouvernance mission et composition du conseil d'administration place des salariés

Pour ou contre les salariés au CA ?

« Should boards include an employee representative? » de Richard Dunnett dans Director (12 septembre 2016) propose 2 points de vue radicalement différents sur la question.

  • Oui pour Stefan Stern, directeur du High Pay Centre

Something is too often lacking from the conversation at board level: an eyewitness account from the shop floor. How easy it is to forget the perspective of ordinary employees, even in the middle of discussi
ons that will have a direct impact on their lives. ‘Consultation’ is, sadly, one of the most abused management terms. It makes practical sense to listen to the views of colleagues before taking decisions that affect them. So introducing the employees’ point of view into the boardroom, through employee representatives, must make sense.

  • Non pour Jim Prior, P-DG de The Partners and Lambie-Nairn

The proposal betrays a fundamental misunderstanding of how companies work in its failure to distinguish between leadership and governance. In most large companies it is the executive leadership team that makes the decisions which most affect employees, not the board. Yes, corporate leaders should listen to employees but the role of the board should be to identify and act on situations where leaders fail to listen, not to do the listening for them.

 

À la prochaine…

Ivan Tchotourian

divulgation financière normes de droit

Reporting environnemental des entreprises : décret publié au JO le 21 août 2016

Le décret de l’article 173-IV de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (TECV) relatif aux informations environnementales qui doivent figurer dans le rapport de gestion des entreprises a été publié au Journal Officiel du 21 août 2016 : « Décret n° 2016-1138 du 19 août 2016 pris pour l’application de l’article L. 225-102-1 du code de commerce et relatif aux informations environnementales figurant dans le rapport de gestion des entreprises ».

Le décret adapte les items détaillés à l’article R. 225-105-1 du code de commerce en application des IV de l’article 70 et IV de l’article 173 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, qui ont intégré dans le contenu du rapport prévu à l’article L. 225-102-1 du même code la mention de l’économie circulaire et renforcé les informations relatives à l’impact sur le changement climatique de l’activité de l’entreprise et de l’usage des biens et services qu’elle produit. Sur ce dernier point, le présent décret étend le champ des informations attendues aux postes significatifs d’émissions directes et indirectes, sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’entreprise, c’est-à-dire comprenant l’amont et l’aval de son activité. Le décret intègre également la notion de lutte contre le gaspillage alimentaire en application de l’article 4 de la loi n° 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

L’article 1 du décret se lit comme suit :

 

Le I de l’article R. 225-105-1 du code de commerce est ainsi modifié :
1° Au vingt-septième alinéa, les mots : « et gestion des déchets » sont supprimés ;
2° Le vingt-neuvième alinéa est supprimé ;
3° Le trente et unième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
« c) Economie circulaire » ;
4° Après le trente et unième alinéa sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :
« i) Prévention et gestion des déchets :
« – les mesures de prévention, de recyclage, de réutilisation, d’autres formes de valorisation et d’élimination des déchets ;
« – les actions de lutte contre le gaspillage alimentaire ;
« ii) Utilisation durable des ressources : » ;
5° Le trente-sixième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
« – les postes significatifs d’émissions de gaz à effet de serre générés du fait de l’activité de la société, notamment par l’usage des biens et services qu’elle produit ; ».

 

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Ivan Tchotourian

Gouvernance Nouvelles diverses

Étude 2016 sur la gouvernance des sociétés du CAC 40

Gouvernance en action vient de publier son « Étude 2016 sur la Gouvernance des sociétés du CAC 40 ». Cette étude fait ressortir les points suivant :

 

Le Say on Pay est probablement le sujet le plus important. Un vote contraignant des actionnaires aurait des conséquences encore mal mesurées. Perte de prérogatives du Conseil pour la rémunération, mais indirectement aussi sur la nomination du PdG, Président du directoire… Quels sont les actionnaires qui devraient finalement voter, avec quelles conséquences pour les Assemblées Générales.  Ce point très sensible n’a pourtant encore jamais été soulevé (Pages 30 et 47).

Ceci ne peut être décorrélé du statut de Société Européenne, déjà adopté par 4 sociétés du CAC 40 (Airbus, LVMH, Schneider, Unibail-Rodamco).  On pourrait avoir à terme 8 sociétés ayant leur siège à l’étranger dans le CAC 40 et donc non contraintes par les textes législatifs français et le Code Afep-Medef.

Ce statut européen pourrait donc devenir un vrai sujet si la loi sur le say on pay contraignant est mise en place. Il permettrait de passer sous un pavillon étranger les sociétés françaises, et ce de manière plus facile (Page 50). Attention à ne pas légiférer sous le coup de l’émotion.

Une internationalisation du CAC40, avec 2 nouvelles sociétés étrangères qui entrent dans l’indice. NOKIA (Finlande) et LafargeHolcim (Suisse). Il y avait déjà Airbus (Paysbas) , ArcelorMittal (Luxembourg) et Solvay (Belgique).

Au total c’est donc déjà 5 sociétés étrangères qui ne suivent pas le code Afep-Medef.

Un rajeunissement des administrateurs. Les 59 administrateurs nommés lors de la dernière saison des AG avaient une moyenne d’âge de 54 ans, soit 6 années de moins que l’âge moyen des administrateurs en 2015.  Il est intéressant de noter que LafargeHolcim et Nokia ont la particularité de renouveler tous les ans leurs administrateurs. Cela vient des codes de gouvernance que ces sociétés respectent (Page 11).

De grands écarts d’âge des administrateurs. Albert Frère chez LVMH est le plus senior à 90 ans, contre le plus junior chez L’Oréal , Jean-Victor Meyers qui a 29 ans. On notera qu’Albert Frère, présent depuis 19 ans est toujours considéré comme administrateur indépendant chez LVMH.

Une réduction de la taille des conseils. Ils passent d’une moyenne de 13,5 à 12,5 membres. Le plus réduit est celui d’Essilor (8 administrateurs) contre 18 chez Crédit Agricole (Page 21).

Indépendance des administrateurs. 23 administrateurs sont présents depuis plus de 12 ans et sont néanmoins considérés comme indépendants. Il s’agit à 96% d’hommes (Page 15). La seule femme concernée est Dominique de La Garanderie en poste chez Renault. D’autre part, 2 sociétés considèrent que 100% de leurs administrateurs sont indépendants. Il s’agit de Nokia et d’Unibail-Rodamco.

 

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Ivan Tchotourian

engagement et activisme actionnarial Gouvernance

Nouveau paradigme pour la gouvernance d’entreprise ?

The Investment Association de Grande-Bretagne vient de publier un rapport percutant : « Supporting UK Productivity with Long-Term Investment » (mars 2016). En le parcourant, c’est un nouveau paradigme qui se dessine pour les investisseurs institutionnels : faire une plus grande place au long-terme.

Petit extrait :

 

While the primary responsibility for promoting the success of a company rests with the Board and its oversight of management, investors play a crucial role in holding the Board to account for the fulfillment of its responsibilities. Shareholder stewardship should aim to promote the long-term success of companies in such a way that the ultimate providers of capital will also prosper. In this sense, there should be a natural alignment of interests: effective stewardship should benefit companies, investors and the economy as a whole.

Supporting long-term investment and productivity requires effective dialogue between investors and companies. By exercising stewardship responsibilities effectively, investors are well placed to ensure companies adopt a long-term approach. For example, through purposeful dialogue, shareholders can demonstrate support for expenditures that will boost productivity and challenge companies compromising it as a result of poor capital management.

 

Pour accéder à une synthèse de ce rapport : ici.

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Ivan Tchotourian

Nouvelles diverses

Capsule vidéo : Peut-on et doit-on repenser la gouvernance d’entreprise ?

M. Jean-Philippe Timsit relaie cette capusle vidéo où 2 experts échangent sur l’avenir de la gouvernance d’entreprise.

Les 26, 27 et 28 mai 2014, l’ESC Rennes a accueilli la XXIIIème conférence de l’Association Internationale de Management Stratégique (AIMS). Cette session Controverse « Peut-on et doit-on repenser la gouvernance d’entreprise ? » a été l’occasion d’un débat d’une grande richesse entre:

  • Blanche Segrestin, Pr. à Mines Paris Tech;
  • Michel Albouy, Pr. Senior de Finance à Grenoble Ecole de Management

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Ivan Tchotourian

Gouvernance mission et composition du conseil d'administration

Un CA engagé ne doit pas négliger la stratégie… ce qui est souvent le cas !

bcg.perspectives publie un excellent article qui insiste sur le déséquilibre de l’investissement des membres du CA : conformité et risques sont priorisés au détriment de la stratégie (« Looking for Smoke Under the Door: The Case for an Actively Engaged Board »).

Voici la synthèse :

 

An actively engaged board provides the building blocks of good governance. Directors with deep knowledge of the business and the external environment are better equipped to offer advice, challenge management, and spot any warning signs. But creating a more engaged board is neither easy nor without risk. While an actively engaged board can be a great benefit to a company, an engaged board that is dysfunctional can be destructive. If the board’s operating model is not right, and if the directors are not aligned, the board can undermine management and create confusion.Chair, CEO, and NEDs all have a role to play.

The rules and practices of corporate governance impose on the board many constraints and competing demands. In the finite time available to deliberate and make decisions, the board’s agenda naturally gravitates toward the essential issues of the day: governance, regulation, compliance, and near-term decisions. Often the board’s attention to the long term is relegated to its participation in determining annual strategy. In many companies, this is a flawed process.

Notwithstanding the packed schedule of most board meetings, the experience and detachment of board members position the board to be an actively engaged catalyst for change. Such a board will be able to identify, interpret, and act upon weak signals inside and outside the business that indicate the need for change; it will be adaptable, changing its composition and operations to meet evolving needs; and it will balance the independence of position and mind required for oversight with the active engagement necessary to provide management with the benefit of its members’ experience.

 

À la prochaine…

Ivan Tchotourian