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Gouvernance Normes d'encadrement

Corporate Use of Social Media

Intéressante étude sur l’utilisation des médias sociaux par les grandes entreprises américaines produite par Ahmed Tahoun, Clare Wang, James Naughton, Michael Jung sur le Harvard Law School Forum on Corporate Governance and Financial Regulation : « Corporate Use of Social Media ». Comme le montre le tableau que j’ai reproduit, la thématique est plus que d’actualité !

 

Social media has transformed communications in many sectors of the U.S. economy. It is now used for disaster preparation and emergency response, security at major events, and public agencies are researching new uses in geolocation, law enforcement, court decisions, and military intelligence. Internationally, social media is credited for organizing political protests across the Middle East and a revolution in Egypt. In the business world, social media is considered a revolutionary sales and marketing platform and a powerful recruiting and networking channel. Little research exists, however, on how firms use social media to communicate financial information to investors and how investors respond to investor disseminated through social media, despite firms devoting considerable effort to creating and managing social media presences directed at investors. Motivated by this lack of research, in our paper, Corporate Use of Social Media, which was recently made publicly available on SSRN, we provide early large-sample evidence on the corporate use of social media for investor communications. More specifically, we investigate why firms choose to disseminate investor communications through social media, whether investors and traditional media outlets respond to social media disclosures, and whether potential adverse consequences to the firm exist from the use of social media to disseminate investor communications.

 

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Ivan Tchotourian

rémunération

En voilà une question !

Faut-il hésiter à investir dans une entreprise qui paie trop ses patrons ? C’est la question à laquelle essaie de répondre le journaliste de Les affaires dans un billet de blogue (ici) en prenant l’exemple de l’entreprise Linamar.

 

Lorsqu’un titre obtient une telle cote, une des premières choses que je fais est de jeter un coup d’oeil à la plus récente circulaire de sollicitation de procurations de la société, document dans lequel on peut rapidement se faire une idée de la rémunération des dirigeants de la société, de la qualité de son conseil d’administration et du niveau d’actionnariat de ses dirigeants et administrateurs.

Or, ce que j’y ai vu m’a rapidement fait déchanter… Le point qui m’irrite particulièrement est que M. Frank Hasenfratz, fondateur de la société et président de son conseil d’administration, ait touché une rémunération globale de 10,2 M$ en 2015. Ce n’était pas non plus vraiment exceptionnel puisque sa rémunération avait totalisé 8,6 M$ et 6,4 M$ en 2014 et 2013, respectivement.

 

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Ivan Tchotourian

 

normes de droit responsabilisation à l'échelle internationale

Le Bangladesh ou l’immobilisme

Comme l’indique un récent article de TheTyee.ca de David Ball, les choses ont peu bougé en matière de RSE au Bangladesh malgré l’affaire du Raza Plana : « Bangladesh Factory Safety Fixes ‘Far Behind Schedule’: Investors ». « Garment factory collapse killed 1,134 workers. But some warn progress is too slow » mentionne le journaliste. Face à cette situation, les investisseurs d’alarment.

Morceau choisi :

 

On Thursday, a letter signed by 140 organizations hoping to leverage their investment portfolios to improve conditions warned that despite some progress made since the disaster in setting safety standards, inspecting facilities, and signing accords, efforts to actually fix unsafe Bangladeshi factories have been too slow.

« While expert inspections have identified thousands of issues, the vast majority of corrective action plans are far behind schedule, » the letter states. « The lack of significant progress in addressing persistent systemic issues [will] continue to not only put workers at risk, but also pose material, financial and reputational risk for companies and their investors. »

One of the letter’s signatories was the Shareholder Association for Research & Education (SHARE), an organization that represents large institutional investors such as unions, pension plans and churches.

 

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Ivan Tchotourian

normes de droit rémunération

Quand la restitution devient une règle… discutable

Le 30 mai 2016, sous les plumes de Marc Fagel, Monica Loseman et Scott Campbell, The National Law Journal (« Bonus Compensation Clawbacks Are New Norm ») m’a appris que la restitution d’une rémunération imméritée sous forme de bonus est devenue une norme… norme qui n’est pas sans questions !

 

 

Top executives are forced to give back money even when the SEC doesn’t allege personal misconduct.

 

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Ivan Tchotourian

Nouvelles diverses

Gouvernance d’entreprise : l’évaluation financière existe !

« En entreprises, quand gouvernance rime avec finance » publié dans Les Échos.fr revient sur l’évaluation financière dont est l’objet la gouvernance d’une entreprise lorsque celle-ci s’apprête à se faire acheter.
Lors d’une opération financière, le recours à un expert en évaluation devient un gage de sécurisation pour toutes les entreprises, cotées ou non, quels que soient leur taille ou leur degré d’exposition aux contraintes réglementaires.
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Ivan Tchotourian
engagement et activisme actionnarial normes de droit place des salariés

Le droit de vote des salariés (plutôt) bien traité en Europe

La Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié (FEAS) a publié en mars dernier une étude sur les droits de vote des salariés. Cette étude démontre que dans l’ensemble les salariés ne subissent pas de discriminations.

 

Selon la dernière étude de la Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié (FEAS), publié en mars dernier, dans la plupart des pays européens, les droits de vote des actionnaires salariés ne subissent pas de discrimination. Par contre, des discriminations négatives existent dans six pays.

Les droits de vote des actionnaires salariés souffrent de discriminations négatives dans six pays européens : Danemark, Allemagne, Finlande, Suède, Pays-Bas et Suisse (…).

 

Extrait concernant la France :

 

L’édition 2015 de l’étude annuelle d’Eres sur l’actionnariat salarié a analysé les droits de vote des salariés actionnaires dans les grandes entreprises cotées en France.

La France, quant à elle, fait aussi partie des pays où des discriminations dans les droits de votes sont observées. Les discriminations sont par contre « positives » suite à la Loi du 29 mars 2014 visant à reconquérir l’économie réelle dite « loi Florange » qui instaure, dans les sociétés cotées, un droit de vote double automatique pour tous les titres inscrits au nominatif depuis au moins deux ans. Ainsi, en 2014, 57% des entreprises du SBF120 (57,5% du CAC40 et 56% du NEXT80) appliquent les droits de vote double. Par ailleurs, les salariés pèsent plus de 5% des droits de vote pour 3,3% du capital détenu, dans les entreprises du SBF120 qui pratiquent le droit de vote double.

 

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Ivan Tchotourian

Normes d'encadrement rémunération

Convergence sur la rémunération des P-DG ?

Bonjour à toutes et à tous, retour sur cet article du quotidien Le Monde : « Salaire des PDG et convergence des luttes ».

 

Les noctambules de la place de la République ne sont pas les seuls à rêver d’une hypothétique convergence des luttes. Voilà que, désormais, actionnaires, salariés et Etat se rejoignent sur un sujet : la rémunération excessive des PDG, et particulièrement celle du patron de Renault, Carlos Ghosn. Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, est en effet monté au créneau, mardi 3 mai, pour soulever un « dysfonctionnement en matière de gouvernance » chez Renault.

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Ivan Tchotourian